Le comité de production derrière l'anime Mii-chan and Miss Yamada a publié une déclaration officielle suite à une vive controverse concernant la représentation des handicaps intellectuels et du développement dans la série. L'annonce, survenue quelques jours seulement après la présentation du projet, reconnaît les inquiétudes généralisées et précise que l'équipe a l'intention de procéder avec prudence. Le comité s'est engagé à consulter des experts pour garantir que l'adaptation évite de nourrir des préjugés, notant qu'ils envisagent des classifications d'âge appropriées et des avertissements de contenu.

La controverse entourant la série provient de son œuvre originale, un manga de Nene Azuki qui suit un protagoniste souvent perçu comme souffrant de troubles non diagnostiqués. Des critiques, dont l'animatrice Terumi Nishii et le mangaka Daiki Kasiwa, ont qualifié l'œuvre de « spectacle de foire », arguant que le récit exploite les difficultés des personnes ayant des retards de développement. Des préoccupations ont également été soulevées concernant l'impact réel du titre, avec des signalements indiquant que le nom « Mii-chan » est déjà utilisé pour harceler des personnes en situation de handicap dans les écoles.

La tension publique a été exacerbée par le calendrier de l'annonce, qui coïncidait avec le 10e anniversaire des attaques de Sagamihara, une tragédie visant un centre d'accueil pour personnes handicapées. Ce chevauchement a alimenté de multiples pétitions sur des plateformes comme Change.org et Voice, recueillant des milliers de signatures demandant une suspension de la production. À l'inverse, un groupe plus restreint de partisans a lancé des contre-pétitions, arguant que l'annulation du projet créerait un précédent dangereux pour la liberté d'expression artistique.

En réponse à la pression croissante, Kodansha a retiré les bannières promotionnelles de l'anime de sa plateforme numérique Magazine Pocket. Bien que le comité insiste sur sa volonté de respecter les thèmes du manga original, l'avenir du projet reste sous haute surveillance, alors que des groupes de défense continuent d'exiger un examen approfondi du contenu de la série pour s'assurer qu'elle ne contribue pas à la marginalisation des communautés vulnérables.