City Hunter fait ses débuts sur Crunchyroll, apportant les 51 épisodes de la série originale de 1987 sur la plateforme. Produite par Sunrise — le studio derrière la franchise Mobile Suit Gundam — la série s'impose comme une pierre angulaire de l'action urbaine de la fin des années 80, équilibrant enquêtes policières sombres et comédie burlesque effrénée.

L'histoire se concentre sur Ryou Saeba, un mercenaire légendaire opérant à Tokyo sous le nom de code « XYZ ». Armé de son fidèle Colt Python et doté d'une précision de tir quasi surnaturelle, Ryou affronte les éléments les plus dangereux de la ville, des syndicats de yakuzas aux assassins internationaux. Il est épaulé par sa partenaire, Kaori Makimura, qui sert de contrepoint indispensable, et souvent physiquement imposant, aux pulsions de coureur de jupons de Ryou.

Bien qu'ancrée dans les codes du roman policier de son époque, la longévité de la série repose sur sa structure épisodique. Chaque affaire fonctionne comme une mission autonome qui souligne la transformation rapide de Ryou, passant d'un excentrique loufoque et lubrique à un professionnel concentré dès que la vie de sa cliente est en jeu. Cette dualité garantit que l'action reste percutante et que les enjeux semblent mérités, même lorsque le récit penche vers des ressorts comiques plus absurdes.

Ces 51 épisodes constituent l'entrée fondatrice d'une immense franchise médiatique. Ils ont établi la dynamique des personnages qui se poursuivra dans la suite directe, City Hunter 2, et qui inspirera plus tard le spin-off thématique Angel Heart. Pour les spectateurs intéressés par l'esthétique et le rythme de l'animation traditionnelle des années 80, la série demeure une référence en matière de narration épisodique centrée sur les personnages.

En proposant l'intégralité de cette première saison, Crunchyroll offre un regard rare sur les origines de l'un des anti-héros les plus reconnaissables du manga. La série capture un moment précis de l'histoire de l'animation, où l'intrigue criminelle urbaine et l'humour outrancier des personnages étaient mêlés à un niveau de savoir-faire technique distinctif.